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Dyson ·

Test Dyson Spot+Scrub AI : le pari du rouleau laveur

Test du Dyson Spot+Scrub AI : rouleau laveur à 60°C, IA anti-taches et station cyclonique sans sac. Le premier robot laveur Dyson tient-il la route ?

899 €

Notre verdict

Pour son premier robot laveur, Dyson frappe là où les autres sont faibles : les taches. Rouleau microfibre à 60°C, IA qui revérifie son travail, station sans sac. En face, il concède de l'autonomie, de la discrétion et de la finesse logicielle. Un premier essai impressionnant mais perfectible.

Points forts

  • + Le meilleur lavage du marché sur les taches : rouleau à 60°C + IA
  • + Revérifie la tache après passage et insiste jusqu'à 15 fois
  • + Station cyclonique sans sac : aucun consommable à racheter
  • + Aspiration Dyson convaincante, boost automatique sur tapis
  • + Traitement des images en local, pas d'envoi cloud

Points faibles

  • 11 cm de haut, il passe mal sous les meubles bas
  • Bruyant, surtout au vidage de la station (74 dB mesurés en presse)
  • Autonomie limitée (environ 110 min) face à la concurrence
  • Application MyDyson trop basique pour le prix

Présentation du Dyson Spot+Scrub AI

Dyson aura pris son temps. Pendant que Roborock, Dreame et Ecovacs enchaînaient les générations de robots laveurs, la marque britannique n’avait au catalogue que le 360 Vis Nav, un pur aspirateur. Le Spot+Scrub AI est donc son premier robot aspirateur laveur, et il n’arrive pas les mains vides : rouleau microfibre auto-nettoyant, eau chauffée à 60°C et une IA entraînée à reconnaître environ 190 types de taches et substances domestiques.

Lancé à 1 199 €, on le trouve régulièrement à 899 € (prix constaté sur Amazon en juillet 2026). À ce tarif, il chasse sur les terres du Roborock Saros 20 et du Dreame X40 Ultra. Pari tenu ? Pas sur tout.

Design et construction

On reconnaît un Dyson au premier regard : collecteur cyclonique transparent, accents violets, construction dense (6,6 kg, là où la concurrence tourne autour de 4-5 kg). La station étonne aussi : plus basse et plus large que les tours des concurrents chinois, avec ses trois compartiments apparents (débris, eau propre, eau sale).

Le vrai problème, c’est l’épaisseur : 11 cm sous la toise, un des robots les plus hauts du marché. Chez nous, il renonce à des zones sous meubles qu’un robot standard nettoie sans y penser. Si vos meubles sont bas, c’est un critère éliminatoire, et le Saros 20 et ses 7,98 cm jouent dans un autre monde sur ce point.

Performance d’aspiration

Avec 18 000 Pa en mode Boost et une filtration qui retient les particules jusqu’à 0,1 micron, l’aspiration est digne du nom sur la bête. Sur sols durs, le ramassage est net ; sur tapis, le robot multiplie automatiquement sa puissance jusqu’à 4 fois. Les habitués des aspirateurs-balais de la marque retrouveront cette sensation de “vraiment propre” qui a fait sa réputation.

La contrepartie est sonore : le Spot+Scrub AI ne fait pas dans la discrétion, et le vidage cyclonique de la station monte à 74 dB d’après les mesures de la presse spécialisée. Si le bruit est un critère important chez vous, notre guide des aspirateurs robots silencieux oriente vers d’autres profils.

La navigation s’appuie sur un double LiDAR épaulé par 28 capteurs, avec une analyse de l’environnement 7 fois par seconde. La cartographie est rapide, les trajectoires propres.

Mais la vraie signature du robot, c’est sa caméra HD couplée à l’IA anti-taches. Le robot identifie la nature de la salissure (liquide renversé, trace grasse, débris secs) parmi environ 190 substances référencées, adapte sa méthode, puis revient vérifier le résultat et recommence si nécessaire, jusqu’à 15 passages. Cette boucle de vérification est unique sur le marché, et elle fonctionne : sur une tache de café séchée, le robot insiste jusqu’à disparition là où la concurrence passe une fois et s’en va.

Point appréciable : Dyson annonce un traitement des images entièrement local, sans envoi dans le cloud.

Fonction lavage

Ici, Dyson change la donne. Exit les serpillières rotatives : le Spot+Scrub AI embarque un rouleau microfibre humidifié en continu à l’eau chauffée à 60°C, qui s’auto-essore en roulant. Le rouleau s’étend de 40 mm pour lécher les plinthes et se relève de 10 mm sur les tapis.

Le résultat sur les taches est le meilleur qu’on ait observé sur un robot, IA oblige. Il faut quand même rester lucide : sur une cuisine laissée une semaine sans entretien, avec du gras incrusté, même lui déclare forfait par endroits. Il repousse la limite, il ne la supprime pas.

Application et connectivité

L’application MyDyson couvre les besoins de base : cartes, zones, programmation, rapports de nettoyage, compatibilité Siri, Alexa et Google Home. Mais face aux applications Roborock ou Dreame, elle fait pâle figure : pas de scénarios avancés, peu de réglages fins, et aucun contrôle sur la gestion de la batterie (seuils de retour, charge partielle). Pour un robot à ce prix, c’est léger.

Autonomie et recharge

C’est le talon d’Achille : comptez environ 110 minutes en mode silencieux, et la presse a mesuré des cycles complets aspiration + lavage autour de 2 heures en mode auto. Pour un appartement jusqu’à 100 m², aucun souci, le robot gère et retourne se charger si besoin. Pour une grande maison, la concurrence fait mieux : le Dreame L40 Ultra AE tient presque 3 heures pour moitié moins cher. La recharge complète prend 3 heures.

Station cyclonique

La station applique la philosophie maison : pas de sac. Le vidage cyclonique transfère les débris dans un collecteur transparent de 3 L, à vider environ tous les 100 jours, sans consommable à racheter. Sur la durée, l’économie est réelle face aux stations à sacs (15 à 20 € les trois sacs chez la concurrence).

Le reste est complet : lavage du rouleau à 60°C, séchage à 45°C, remplissage du réservoir du robot et une stérilisation aux ions d’argent annoncée à 99% des bactéries.

Pour qui est fait le Spot+Scrub AI ?

  • Les traqueurs de taches : cuisines vivantes, enfants, animaux maladroits. La boucle détection-lavage-vérification n’existe nulle part ailleurs
  • Les allergiques aux consommables : zéro sac à racheter, c’est unique dans cette gamme
  • Les fidèles de la marque : la qualité d’aspiration et de construction Dyson est bien là

À l’inverse, si vous cherchez le robot à tout faire le plus équilibré, un Roborock S8 MaxV Ultra ou le Saros 20 offrent plus d’autonomie, plus de finesse logicielle et moins de bruit. Notre comparatif des meilleurs robots aspirateurs laveurs situe tout ce petit monde.

Verdict final

Le Dyson Spot+Scrub AI est un premier essai remarquable sur le lavage, son terrain de jeu revendiqué : rouleau chauffé, IA anti-taches qui vérifie son travail, station sans sac. Sur ce critère précis, il est devant tout le monde.

Mais un robot vit aussi d’autonomie, de discrétion et de logiciel, et là, Dyson a une génération de retard sur les spécialistes. À 899 €, c’est un excellent choix pour un profil précis (les taches avant tout) plus qu’une recommandation universelle. On attend la V2 avec impatience.

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